Info
Biographie :
Né le 21 octobre 1980 à Poissy (78). La prime enfance il la passe à St Ouen l’aumône (95). Départ en 1987 pour le Limousin. Une traversée de 2 ans à Nîmes en 2001, bifurcation prise jusqu’en 2007 dans le Var puis la Ville Rose (Toulouse). Aujourd’hui, il a décidé de s’installer à Paris après un passage d’une année dans la cité phocéenne.
Philosophie :
Depuis sa plus tendre enfance “je dessine, je gribouille”. Ces activités ont toujours été le moyen de s’évader dans un de ses univers temporaires. Un placebo pour le vider d’un malaise (?). Il vit son époque. Il boit le monde extérieur. Il emmagasine des données. Il les retranscrit ensuite en automatique sur le support choisi. Il ne se soucie guère de la technique des écoles. Il la fais sienne. Il se sert de tout pour recréer “MON” réel…(acrylique, goudron, craie, matière diverse, variée, de récupération. Bref TOUT.
D’un creuset familial respectueux des arts et d’une jeunesse qu’il dépeint comme privilégiée en Limousin, e-gore (Lire Igor) s’impreigne alors de la culture graphique. Il y découvre le pôle d’art contemporain de l’Ile de Vassivière (87). Mais le véritable déclic se fait lorsqu’il visite l’espace Paul REBEYROLLE consacré à l’artiste à Eymoutier, son village natal en Haute Vienne(87). Paul REBEYROLLE devient alors un support psychologique propre à sceller son esprit vers la composition et la création contemporaine. Son projet, rencontrer Paul REBEYROLLE, mais celui-ci disparaît hélas trop vite. Sa marque est néanmoins gravée dans sa mémoire à jamais :
-”Merci M’sieur REBEYROLLE !”.
Il découvre véritablement la peinture lors de sa formation d’infographiste à Nîmes par l’intermédiaire d’un élève, devenu depuis un ami.
L’incubation du sujet est longue. De l’idée originelle au premier trait d’outil, il faut que jaillissent l’esprit et la forme de la représentation sur le support. Ses moments d’expression sont soudains. Il entre dans sa peinture par effraction. Spontané et intuitif, tel se défini son travail, comme les offrandes de dépôts de couleurs, de matières qu’il peut faire au support, dans l’attente de recevoir un sujet, une ligne directive.
Les outils, les matériaux (tous les matériaux), tout ce qui construit son tableau cohabitent. Il utilise avec autant de détermination fulgurante les couleurs et les “choses”. L’ensemble y trouve place dans la composition.
Un besoin de dominer la toile, le support (tels J.POLLOCK et plus spécialement J.M BASQUIAT). Posés sur le sol, ils sont soumis mais ne se livrent pas sans résister. Les moments de doute, d’errance ne manqueront pas ; ses flashs émanent des situations, des événements de la vie. Il se fait chroniqueur de l’humain et de cette société.
Il vit sa vie sans résignation. Sa peinture (son exutoire) balise son itinéraire d’autant de repères qui lui sont définis, intimes. Une imagination pétillante matérialisée par cette explosion de couleurs, de signes, de messages. De l’humour, il n’en manque pas. Des moments de spleen ne font pas défaut non plus. Cette dichotomie fait la richesse de son oeuvre.
Le premier regard d’une oeuvre d’e-gore, peut-être un choc, une surprise, une incompréhension devant ces signes et ces couleurs qui s’entrechoquent et qui se fondent. Choc aussi empreint, peut-être, devant un apparent mal-être de l’auteur. Mais ne nous y trompons pas, chaque être, chaque chose, chaque objet fait passer SON message. Par contre nous ne recevons pas ce message avec la même sensibilité.
L’interrogation est à l’origine de sa force de conviction. Ses toiles sont des histoires. A nous de pénétrer ses oeuvres aidées en cela par des indices. A nous de modifier notre regard. Chaque trait, chaque couleur, chaque signe est un instant de son existence. L’art est aussi fait pour troubler. La peinture contemporaine sort de soi à partir du plus intime. Elle exhale l’ego.
J.B.
